dimanche 24 janvier 2016

Ancienne épine


Dans mes recherches, mes ancêtres se cantonnaient à être originaires de Gironde, de Dordogne, de Charente Maritime et de Charente.
Jusqu’à ce que je trouve le décès de mon trisaïeul André VALETTE le 26 janvier 1858 à Guîtres (33).



Acte n°3 – Du vingt six janvier mil huit cent cinquante huit à midi. Acte de décès de André VALETTE décédé ainsi que nous nous en sommes assuré ce matin à quatre heures terrassier âgé de cinquante six ans né à Sauvessanges (Puy de Dôme) demeurant à Guîtres époux de Marie PINEAU. Sur la déclaration à moi faite par Louis Clément OBISSIER âgé de cinquante deux ans et Pierre OBISSIER âgé de vingt huit ans tous les deux négociants demeurant à Guîtres et ont signé après lecture.
                  C. OBISSIER     OBISSIER    P.LARTIGUE Maire


Ah ça, pour une surprise, c’était une drôle de surprise : un étranger !

Comment était-il venu en Gironde ? ma logique me soufflait par la rivière Dordogne. Qu’est-ce qui l’a attiré en Gironde ? son métier de terrassier pouvait s’exercer partout.
Et surtout, comment a-t-il rencontré ma trisaïeule et où l’a-t-il donc épousée ? car là se trouvait mon épine : je ne savais pas dans quelle commune le couple avait bien pu convoler.

Marie était native d’un village proche de Guîtres, Lagorce (33) et tous ses frères et sœurs s’y étaient mariés ; mais point de trace du mariage de Marie dans cette commune !
Le jeune couple s’établira à Bayas (33) où naîtront leurs enfants, puis finiront leurs jours à Guîtres où ils décèderont. Mais pas de mariage dans ces deux communes non plus.
Encore novice à cette période de mes recherches, j’avais supposé un mariage dans la commune de l’époux et stoppé là l’aventure.


Une quinzaine d’années plus tard, à l’occasion du salon de généalogie à Pauillac, une autre grosse surprise m’attendait avec André VALETTE, car un des généalogistes du club avait un mariage VALETTE X SAINTIPOLY sur Saint-Laurent-de-Médoc et après vérifications et recoupements, je me trouvais avec un nouveau cousin et le père d’André VALETTE avec toute sa deuxième famille dans le Médoc !

En fait, le migrant n’était pas mon terrassier André, mais son père Jacques scieur de long descendu sur un bâteau chargé de bois de son Puy de Dôme et jamais retourné au pays.
Malheureusement, toujours pas de trace du mariage d’André dans le Médoc. Cette rencontre avec mon cousin m’avait redonné l’envie de reprendre cette recherche et je me suis donc attelée à la patiente recherche en ‘escargot’ :



Bien m’en a pris car j’ai finalement trouvé facilement le mariage qui s’était célébré sur une commune voisine de Lagorce, Les-Eglisottes-et-Chalaures. C’était presque trop facile, tellement évident, je m’en suis longtemps voulu d’avoir manqué de persévérance cette fois-là…

 

Les épines que nous pouvons rencontrer dans nos recherches font tout le sel, tout le piment, toute la saveur (rayez la mention inutile) de cette quête généalogique et aujourd’hui j’aime bien regarder de temps en temps mon « petit cactus » pour voir si une nouvelle piste ne s’offrirait pas à moi : avec toutes les mises en ligne sur Internet, les relevés des clubs et autres curiosités trouvées sur Gallica…


 

samedi 23 janvier 2016

Eloïse BARATON



LES LÈVES-ET-THOUMEYRAGUES (33)    14 décembre 2006  (Le Résistant)

100 bougies pour Eloïse


Chaleureusement entourée de sa famille, de ses amis et du conseil municipal, Eloïse BARATON a fêté ses 100 ans le 25 novembre dernier. Elle a reçu de l’assemblée d’élus une composition représentative de cent roses et une magnifique corbeille de fruits.
Née à Saint-Quentin-de-Caplong en 1906, elle exerça en compagnie de son mari André le métier de boulanger aux Lèves, d’abord au lieu dit du Moulin du Bidet puis dans l’actuelle boulangerie. Ils ajoutèrent à l’activité de boulanger pâtissier celle de régie des droits indirects puis débitants de tabac-journaux. En 1965, M. et Mme BARATON cessèrent leur activité de boulanger mais continuèrent le débit de tabac et journaux.
Souhaitons encore longue vie à la plus ancienne des Lévoises.

  
(article Karine Jeanneteau)

Angèle DESCHAMPS épouse PEYRAT





MONTPEYROUX (24)            14 juin 2007  (Le Résistant)

Le siècle d’Angèle


100 belles bougies pour Angèle PEYRAT, née DESCHAMPS qui entourée de sa famille, de ses amis, a été fêtée.
Paulette LACOSTE, maire de Montpeyroux, avec une grande joie et une certaine émotion, retracera en quelques lignes « le parcours de cette gran-dmère étroitement lié à mon enfance et ma jeunesse ».
Première édile de la commune qui était bien loin d’imaginer enfant quand elle côtoyait Angèle, que ce serait aujourd’hui en tant que maire, qu’elle officialiserait le centenaire de Mme PEYRAT. « La vie est ainsi faite ».
Angèle PEYRAT-DESCHAMPS est née le 19 avril 1907 dans la commune de La Douze en Dordogne. Elle s’est mariée le 25 mai 1925 à Montpeyroux avec Julien PEYRAT (né en 1906 et décédé en 1981), connu par tout le monde au village sous le prénom d’Elysée. « Honorable couple, travailleurs de la terre qui eurent 13 enfants. Une maman qui a su élever ses enfants, un rôle important à la maison. Beaucoup de mérite. Félicitations et toute notre reconnaissance ».
Angèle PEYRAT est désormais à la maison de retraite Etienne-Sabatié à Libourne. Elle peut s’enorgueillir d’une famille directe de 116 personnes : 34 petits-enfants, 45 arrière petits-enfants et 24 arrière-arrière petits-enfants.

 
(article C.D.)
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MONTPEYROUX (24)            31 janvier 2013  (Le Résistant)

Angèle PEYRAT allait avoir 106 ans


Angèle PEYRAT aurait eu 106 ans le 19 avril prochain. La doyenne ducanton de Villefranche-de-Lonchat qui était depuis 21 ans en maison de retraite à Libourne a été enterrée ce jeudi 24 janvier et repose au cimetière de Montpeyroux . Angèle PEYRAT est née dans le Périgord Noir à La Douze, à 17 ans elle est arrivée au lieu dit Trompette de la commune de Montpeyroux, où elle se marie à 18 ans avec Elisé PEYRAT cultivateur. De cette union naîtront 13 enfants (en 23 ans) précise son gendre René CAIGNARD. La doyenne laisse derrière elle 5 générations : 34 petits-enfants, 47 arrière petits-enfants, 27 arrière-arrière petits-enfants, 121 « enfants » dans la lignée.


(article C.D.)


Andrée COLLE épouse CHOSKI



GALGON (33)                 2004  (Le Résistant)

Andrée CHOSKI fête son siècle


 Mardi, à 11h, assise dans sa chambre près de la cheminée, toujours coquette, Andrée CHOSKI a reçu la visite de Jean-Marie BAYARD, maire de Galgon accompagné de Jacques PORTETS et Jacques PLOGIN. Une visite simple et modeste pour un grand évènement : le centième anniversaire d’Andrée CHOSKI.
Andrée, née COLLE, 100 ans et 3 jours est née le 28 février 1904 à Oran. Enseignante en mathématiques à Oran puis en juillet 1960 à l’école Saint-Joseph elle professa jusqu’en 1974, date à laquelle elle faisait valoir ses droits à la retraite.
« J’ai eu une enfance assez heureuse jusqu’en 1914 », dit-elle. En effet la centenaire a connu trois républiques ainsi que la guerre de 14/18, 39/45 et la guerre d’Algérie.
Aujourd’hui, Andrée vit chez elle, c’est un choix qu’elle a pu faire. Sous le regard de Jeanine VALADE, qui connaît bien Andrée pour l’entourer depuis son arrivée à Galgon, une dizaine de personnes se relaient toutes les semaines à ses côtés jour et nuit pour l’aider dans ses tâches.
Un siècle de vie, c’est toute une histoire. Lucide, Andrée aura une pensée toute particulière pour Pierre BROUSTET « c’est un homme extraordinaire, professeur en cardio il s’est occupé de ma sœur Juliette et j’en suis très sensible », dit-elle.
Pour fêter ses 100 ans, Jean-Marie BAYARD au nom de la municipalité lui a offert un somptueux bouquet de fleurs fort apprécié.

 
(article J.C.)

vendredi 22 janvier 2016

Un petit clin d’œil

Grâce à l’excellent site de Gallica, j’adore me plonger dans les anciennes revues mais surtout dans les journaux.
Je peux y passer des heures en oubliant tout ce qui m’entoure.
Mon bonheur est à son comble quand je tombe sur un article qui relate un fait divers ou un évènement étonnant de ma région.

Ainsi, ce matin, je trouve cet article dans le journal « L’Avenir illustré » qui est le supplément hebdomadaire du journal « L’Avenir de la Dordogne » : on y parle du décès d’une centenaire, Mme Vve REYNOU. (Non, je ne fais pas une fixation sur les centenaires, mais j’ai tendance à les collectionner). Donc, voici l’article du 14 décembre 1899 :



BERGERAC
« Voici un beau cas de longévité à Monbazillac.
Mme Vve REYNOU a vécu dans cette heureuse commune jusqu’à l’âge de cent ans et onze jours, conservant jusqu’au dernier moment la plénitude de ses facultés. »

Bon, bien sûr je vais vérifier aussitôt cette affirmation dans les registres de décès de Monbazillac pour l’année 1899. Et oui, j’y trouve bien le décès en date du 6 décembre, de Marie XANS propriétaire de Lalande, veuve de Mathieu RENOU. On notera l’erreur commune sur le patronyme de l’époux.
Mais, voilà, cette dame décède non pas à 100 ans mais à l’âge –vénérable tout de même, de 96 ans !



Vous voulez en être sûr ? Et bien, allons chercher son acte de naissance : elle serait donc née vers 1803 dans cette même commune de Monbazillac et fille d’Etienne et Marie DUMERGUE…
Et le 2 floréal An 2 (soit le 22 avril 1802), il y a bien la naissance de Marie XANS fille d’Etienne et Marie PRADOUMERGUE :



Pour finir la vérification que c’est bien la même personne, cherchons son mariage avec Mathieu RENOU : il est en date du 8 septembre 1824.


Aïe ! problème : si on se fie à l’âge (18 ans)donné à son mariage, Marie serait plutôt née vers 1806. Or, il y a bien une naissance de Marie XANS le 26 octobre 1806 fille des mêmes parents…
 
 
 
Alors, d’après vous laquelle est la bonne Marie ?…

Bon, tout ça pour vous montrer à quel point un simple article de journal du siècle passé me pousse à plonger dans les archives…juste comme ça, pour m’amuser.

 
(si vous pensez avoir la solution pour identifier Marie, laissez un petit message)
 





 
 
 
 

lundi 18 janvier 2016

Edgard BOUCHET



PELLEGRUE (33)            19 mars 2002  (Sud-Ouest)


Un siècle de vie fêté



Edgar BOUCHET a été fêté, dernièrement, à la résidence des personnes âgées. José BLUTEAU, le maire de Pellegrue a rappelé en quelques mots ce siècle de vie, après lui avoir remis une médaille en bronze dessinée et coulée pour lui aux armes de Pellegrue.
Edgar BOUCHET est né le 28 février 1902 à Doulezon. Il a brillamment obtenu son certificat d’études, premier de sa promotion du canton de Pujols. Pendant son adolescence, il travaille à la ferme familiale. Il s’installe après l’armée à Pellegrue où il rencontre Marie-Albertine qu’il épouse le 19 février 1924.
Après avoir travaillé pour un transporteur de vin, exploité la propriété viticole de sa belle-mère, il s’associe à celle-ci pour devenir courtier en vin. Il attribue d’ailleurs au vin sa belle vigueur.
Outre les deux grandes guerres, Edgar a déjà connu quatorze présidents de la République, et bientôt le quinzième !

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PELLEGRUE (33)             15 mars 2002  (Le Résistant)

Edgard ou les vertus du vin


Le XXè siècle avait deux ans lorsque naquit Edgard BOUCHET. Le premier centenaire de la commune a gardé l’œil pétillant et l’esprit alerte.

Edgar BOUCHET est né à Doulezon dans une famille d’agriculteurs il y a cent ans, le 28 février 1902. Il obtient son certificat d’études avec la meilleure note du canton de Pujols et travaille la terre. Il s’est marié le 19 février 1924 avec Albertine ROLLAND et habite Pellegrue depuis ce jour-là. Il se souvient : « La mariée était en blanc certes, mais tout le village aussi ». Car il avait neigé. Après avoir travaillé sur la propriété de sa belle-mère, il devient courtier en vin et sillonne les propriétés de la région.
Il coule aujourd’hui des jours paisibles dans sa maison de Pellegrue. Amateur de football il convie régulièrement son voisin à venir voir les matchs sur le satellite. Il boit très peu d’eau parce qu’explique-t-il : « l’eau triche », mais chaque jour un peu de vin rouge dont il loue les vertus curatives. Sa dame de compagnie, Françoise DELAC, qui confectionne ses repas chaque jour confirme qu’il a bon appétit, bonne tête et bonne humeur.
Samedi dernier, la municipalité fêtait Edgard : il y avait le maire José BLUTEAU, le conseiller général Guy RIFFAUT, le curé, le chef de la brigade de gendarmerie, les amis, la famille et les voisins. Pour fêter ce premier centenaire, la commune lui a offert la photocopie encadrée de son certificat de mariage, une médaille de la ville en bronze spécialement frappée pour l’occasion et un livre d’or. Le représentant de la Mutualité sociale agricole lui a remis comme à tous les centenaires retraités de l’agriculture un chèque de 152 euros et 45 centimes. Et une dame de la commune lui a dit un poème.
Visiblement ravi de cette fête, Edgard a ponctué les discours et les hommages d’un joyeux : «  Chers amis merci à vous, et je ne dirai qu’une phrase : à l’année prochaine ! ».

 
(article Béatrice Ferrer)

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Si on se reporte à la table décennale de la commune de Doulezon, on y voit bien de notée la naissance d’Edgar (malheureusement, les actes ne sont pas en ligne) :


Madeleine DAUTAN div. DORIDANT

 

SAINT-MÉDARD-DE-GUIZIÈRES (33)       17 avril 2008 
(Le Résistant)

Bon anniversaire Madeleine



Pour l’occasion, tout le monde était là. Enfin presque. Parce qu’il faut dire que du monde, dans sa famille Madeleine en compte beaucoup. Avec trois enfants au départ, on entre juste dans le cadre de la famille nombreuse. Les 12 petits-enfants arrivés, il faut commencer à ajouter des rallonges à la table familiale. 21 arrière petits-enfants plus tard, les réunions de famille ne se font plus à table mais plutôt debout et pour les 10 arrière-arrière petits-enfants, on ajoute juste quelques chaises.
Mardi 15 avril, Madeleine fêtait ses 100 ans. Quelques-uns des membres de sa famille mais aussi des amis avaient tenu à être au rendez-vous de la petite cérémonie organisée en son honneur à la mairie.
Il faut dire que si Madeleine DAUTAN est née à Bordeaux un 15 avril 1908, elle est arrivée à Saint-Médard-de-Guizières voilà 67 ans.

 

Nous trouvons bien dans le registre des naissances de l’année 1908 à Bordeaux (1ère section- 1 E 403), la naissance de Madeleine. Nous y apprenons qu’elle a épousé en 1926 Louis Henri DORIDANT mais qu’ils ont divorcé en 1945.
L’acte nous apprend également que Madeleine décèdera 6 ans après cet article dans le journal, en 2014.