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jeudi 14 janvier 2016

5 janvier 1910 Le Petit Journal



INCENDIE ET CRIME PROBABLE


Deux femmes ont été trouvées mortes, au milieu des décombres de leur maison, dans des conditions qui font croire à un crime.


(Dépêche de notre correspondant)
Barbezieux, 4 janvier.

Un incendie, d’une intensité violente, a détruit, cette nuit, entièrement l’habitation des demoiselles BARABEAU de Saint-Eugène (17) : les corps des propriétaires ont été carbonisés.
Un barreau d’une fenêtre grillée ayant été descellé, il y a présomption de crime, et ce qui accrédite cette hypothèse, c’est que ces deux vieilles filles, plus que sexagénaires, habitaient seules et venaient de toucher le montant d’une vente d’eau-de-vie, s’élevant à la somme importante de 80000 francs.

4 janvier 1910 Le Petit Journal



VENGEANCE DE FEMME


 

Un magistrat de la Gironde a été blessé, pendant son sommeil, par sa compagne qu’il voulait quitter.


(dépêche de l’Agence Havas)
Bordeaux, 3 janvier.

Un juge d’instruction d’une sous-préfecture des environs a été victime, cette nuit, d’une tentative de mutilation de la part d’une femme avec laquelle il entretenait des relations depuis douze ans.
Sur le point de se marier, le magistrat venait de faire une donation à cette personne et il allait se séparer d’elle.
C’est la nuit que la femme a commis son forfait.
Le blessé a été transporté à l’hôpital où son état a été jugé peu grave.
La coupable nie toute préméditation.

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LA ROCHELLE

(télégramme de notre correspondant)

 
Ce matin, à 7 heures ½, on a retiré du bassin extérieur un cadavre reconnu pour être celui d’une femme de 35 ans, Caroline-Marie LUCAS, tombée à l’eau et sur le sort de laquelle on était inquiet depuis deux jours.

3 janvier 1910 Le Petit Journal



SAINTES

(télégramme de notre correspondant)

 
Le cadavre d’un inconnu paraissant âgé de vingt à vingt cinq ans, a été trouvé sur les bords de la Gironde, au lieu dit « la Grange petite », commune de Saint-Thomas-de-Conac (17). Il paraît avoir séjourné dans l’eau pendant un mois, mais il a été impossible de l’identifier ; la figure et la tête portant des traces de brûlures, il est à présumer qu’on se trouve en présence du corps de l’un des malheureux marins, qui ont trouvé la mort dans l’explosion d’un navire, chargé de pétrole, qui a sombré dernièrement entre Blaye et Pauillac.

mercredi 13 janvier 2016

1er janvier 1910 Le Petit Journal



AFFREUX DRAME DE LA FOLIE



Dans la Gironde, une femme a tué sa fillette, a avalé du vitriol, et en a jeté un bol sur le médecin qui venait la soigner.
(dépêche de notre correspondant)


Bordeaux, 31 décembre.

Dans un accès de fièvre chaude, Mme LE LAITIER, de Gradignan, a tué sa fillette âgée de 9 ans, en lui ouvrant les artères des mains avec un rasoir, après avoir d’abord essayer de l’étrangler et lui avoir fait avaler du poison.

La mère a ensuite avalé du vitriol et s’est également ouvert les artères des mains.

Alors qu’elle agonisait elle a encore eu la force de jeter un bol de vitriol à la tête du médecin qui était accouru. Elle est morte peu après.

Le médecin a été légèrement atteint.
On a trouvé sous le traversin du lit un marteau, une corde et un clou, et on suppose que la malheureuse folle avait prémédité d’étrangler son mari pendant son sommeil.

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CONVOI DE FORÇATS



La Rochelle, 31 décembre.
La Gendarmerie a conduit à Saint-Martin-de-Ré, les neuf forçats suivants : FRANCESCHINI et REYNAUD, évadés de la Guyane ; NOFFI, condamné à perpétuité pour assassinat ; BIEHLER, CAPPRONI et MATTIO, condamnés à 15 ans chacun, pour meurtre ; PICCO, condamné à 6 ans, pour meurtre ; AMMIRATI, condamné à 20 ans et BALESTRA, condamné à 6 ans pour vol.

dimanche 3 janvier 2016

Aldéa SUIRE épouse POURRUCH



GALGON (33)                 1er février 2007  (Le Résistant)

Les cent ans d’Aldéa


« Mes journées je les occupe en lisant et en regardant la télévision. Je suis la vie politique et l’actualité. A ce sujet, j’ai toujours voté et je viendrais voter pour les présidentielles. Il y a quelques temps je tricotais encore et ce ne sont pas mes enfants et petits-enfants qui diront le contraire », dit la dame en souriant. Et quand vous lui posez la question sur un traitement médical qu’elle pourrait suivre, elle répond « je ne vois le médecin que tous les trois mois, et c’est assez ».
Mardi, accompagnée de son fils Claude et de sa belle-fille Mauricette, Aldéa, la première centenaire à franchir la nouvelle mairie est arrivée droite, sac à main au bras et d’un pas alerte. La Municipalité l’a invitée pour fêter ses cent ans.
Elle était accueillie en l’absence du maire Jean-Marie BAYARD, par Andrée VINCENT, adjointe déléguée à l’évènementiel et de quelques conseillers. L’adjointe a retracé les faits marquants de la longue vie d’Aldéa POURRUCH. « Votre vie, Aldéa, a été une vie de courage et de travail que nous saluons et il m’est donc agréable de vous souhaiter au nom de la municipalité une bonne santé vous permettant de jouir d’une vie agréable en famille » soulignait-elle.
Née à Jonzac (Charente-Maritime) le 30 janvier 1907, Aldéa SUIRE passera toute sa jeunesse et son adolescence dans sa ville natale où elle apprit le métier de couturière.
Le 18 avril 1925, alors qu’elle est âgée de 18 ans et quatre mois elle épouse Jean-Baptiste POURRUCH, garçon d’hôtel à l’hôtel de l’Ecu à Jonzac. De cette union, naîtront deux enfants, Raymond le 8 novembre 1925 et Claude le 7 octobre 1935.
Après le décès de son mari, Aldéa reprend courageusement une activité au sein d’une unité coopérative de Cognac où elle occupe son emploi jusqu’en 1966. C’est dans cette même période qu’elle quitte sa région pour aller rejoindre son fils dans la région parisienne. Elle entame à nouveau une autre activité dans le commerce de détail cette fois-ci en qualité de vendeuse, ceci jusqu’en 1972 où elle fera valoir ses droits à la retraite après des années de travail. En 1999, c’est toujours avec son fils Claude et sa belle-fille Mauricette, également à la retraite, qu’ils viennent dans la région pour s’installer dans la commune de Galgon. A ce jour cela fait 41 ans qu’Aldéa POURRUCH jouit d’un entourage familial agréable et attentionné. Le 17 février prochain, toute la famille se rassemblera pour fêter les cent ans d’Aldéa et c’est avec ses enfants, ses six petits-enfants, dix arrière petits-enfants et ses deux arrière-arrière petits-enfants Nina 5 ans et Camille 10 ans que la centenaire soufflera ses cent printemps.

 
(article J.C.)

mercredi 30 décembre 2015

3 janvier 1927 Le Petit Journal

 

Bordeaux, 2 janvier - On annonce la mort, à Royan (17), dans sa 83è année, de M. Eugène DRONNAUD, navigateur renommé et pilote habile, qui fut longtemps syndic des gens de mer.

M. DRONNAUD, qui représentait au Conseil municipal, la population maritime, était le dernier survivant des sept Royannais qui, s'étant embarqués à bord de la "Mégère", prirent part à l'expédition du Mexique. Il était chevalier de la Légion d'Honneur (LH/805/48).