Affichage des articles dont le libellé est Faits divers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Faits divers. Afficher tous les articles

mercredi 13 septembre 2017

Curiosité piquée…


Vous savez –ou vous ne savez-pas, mais je vous le dis- j’effectue des relevés d’actes d’après les sites d’archives en ligne.
En ce moment, je suis lancée sur les décès (important ça, les décès car ce sont les actes que j’estime le plus difficile à trouver).

Bon, donc, j’indexe ce matin deux décès qui se suivent sur le registre,
et en lisant le détail de ces deux actes, je lis qu’un procès-verbal de police a été établi pour chacun et les témoins sont des policiers :
ma curiosité est piquée au vif, je m’imagine déjà des histoires dramatiques (un incendie ? deux assassinats ?).

Malheureusement pour moi, les archives de Gironde n’ont pas mis en ligne la sous-série 4 M Police dans lesquels figurent les rapports de police qui auraient pu me détailler cette affaire…La sous-série est bien numérisée, mais consultable uniquement en salle aux AD33.

 
Tant pis !
J’ai donc l’idée de me tourner vers Gallica et sa richesse de documents, notamment en vieux journaux et effectivement, je vais trouver là les détails de cette malheureuse histoire :

Bien triste affaire.

Cet exemple me conforte dans l’idée de l’importance de bien lire chaque acte que nous trouvons.

mardi 29 mars 2016

Un décès pas si banal que ça...

Tout commence à la lecture de l'acte de décès de Pierre GENDRAUD à Saint Sulpice de Faleyrens (33) :



Saint Sulpice de Faleyrens (33)
Registre BMS 1740 / 1759 E DEPOT 3638 ; GG 5 page 140
 
L’an mil sept cent cinquante quatre et le trois septembre dans la maison de la veuve CAMUS au lieu du Bourg est décédé âgé d’environ trente six ans après avoir reçu les sacrements nécessaires à salut Pierre GENDRAUD époux d’Elisabeth CUNAL et cavalier de la maréchaussée de Guyenne à la résidence de Coutras, des blessures qu’il avait reçu dans les prairies de la Pique le premier de ce mois par des inconnus, et a été enseveli le lendemain dans le cimetière de cette église par ordre de monsieur de LAMOTHE lieutenant de la maréchaussée de Guyenne en présence des soussignés tous sous brigadiers ou cavaliers de ladite maréchaussée qui ont signés avec moy.

Mais que s'est-il donc passé à La Pique ce jour-là ?



La Réponse se trouve dans les Archives de la Gironde - Répertoire numérique détaillé de la sous-série 11B maréchaussée de Guyenne et contrôle des officiers de la maréchaussée (XVIIIè siècle) :

1754-1755. Contre les habitants de Saint-Sulpice-de-Faleyrens accusés du meurtre de Pierre GENDREAU, cavalier de la brigade de maréchaussée de Coutras, lors d'une émeute où furent mêlés de 4 à 500 personnes le 1er septembre 1754. A l'origine de la rixe, le fait que la brigade a forcé quelques habitants à assister aux vêpres alors qu'ils participaient aux jeux de la fête du village.
Un arrêt du Conseil du 25 octobre 1755 a commis l'intendant TOURNY au jugement de cette affaire.

Je n'ai pas le mot de la fin de cette histoire, mais un homme a laissé sa vie car d'autres préféraient les jeux à la messe...

jeudi 14 janvier 2016

6 janvier 1910 Le Petit Journal




UN DRAME AU POSTE


Ruffec, 5 janvier.

Trois chemineaux, de passage à Ruffec, avaient demandé à passer la nuit au poste. On les y autorisa et ils dormaient à poings fermés quand, vers dix heures et demie un quatrième voyageur, lutteur de profession, nommé GUILLAUME, arriva par le train-poste et se rendant directement à la mairie, demanda asile.
On l’installa au poste, dans une cellule voisine de celle occupée par les trois chemineaux, mais dont la porte de communication n’était pas fermée.
Dans la nuit une querelle s’éleva entre GUILLAUME et un des trois hommes. L’un et l’autre étaient pris de boisson. Ils s’invectivèrent, en vinrent aux mains et finalement le lutteur donna un coup de couteau dans le cœur de son antagoniste qui tomba raide mort.
Le tout se passait dans l’obscurité, ce qui ajoutait à l’horreur du drame.
Ce n’est qu’au matin que la police, en venant ouvrir aux étrangers constata le crime.
GUILLAUME, un fort gaillard de 45 à 50 ans, a été aussitôt incarcéré. Quant à sa victime, âgée de 50 ans environ, elle n’a pu être identifiée. C’était un homme infirme d’un bras et d’une jambe.
M. METTAS, procureur de la République, et le juge d’instruction, ont procédé aux premières constatations et ouvert une enquête.

5 janvier 1910 Le Petit Journal



INCENDIE ET CRIME PROBABLE


Deux femmes ont été trouvées mortes, au milieu des décombres de leur maison, dans des conditions qui font croire à un crime.


(Dépêche de notre correspondant)
Barbezieux, 4 janvier.

Un incendie, d’une intensité violente, a détruit, cette nuit, entièrement l’habitation des demoiselles BARABEAU de Saint-Eugène (17) : les corps des propriétaires ont été carbonisés.
Un barreau d’une fenêtre grillée ayant été descellé, il y a présomption de crime, et ce qui accrédite cette hypothèse, c’est que ces deux vieilles filles, plus que sexagénaires, habitaient seules et venaient de toucher le montant d’une vente d’eau-de-vie, s’élevant à la somme importante de 80000 francs.

4 janvier 1910 Le Petit Journal



VENGEANCE DE FEMME


 

Un magistrat de la Gironde a été blessé, pendant son sommeil, par sa compagne qu’il voulait quitter.


(dépêche de l’Agence Havas)
Bordeaux, 3 janvier.

Un juge d’instruction d’une sous-préfecture des environs a été victime, cette nuit, d’une tentative de mutilation de la part d’une femme avec laquelle il entretenait des relations depuis douze ans.
Sur le point de se marier, le magistrat venait de faire une donation à cette personne et il allait se séparer d’elle.
C’est la nuit que la femme a commis son forfait.
Le blessé a été transporté à l’hôpital où son état a été jugé peu grave.
La coupable nie toute préméditation.

----------------------------------------------------------------------------------------


LA ROCHELLE

(télégramme de notre correspondant)

 
Ce matin, à 7 heures ½, on a retiré du bassin extérieur un cadavre reconnu pour être celui d’une femme de 35 ans, Caroline-Marie LUCAS, tombée à l’eau et sur le sort de laquelle on était inquiet depuis deux jours.

3 janvier 1910 Le Petit Journal



SAINTES

(télégramme de notre correspondant)

 
Le cadavre d’un inconnu paraissant âgé de vingt à vingt cinq ans, a été trouvé sur les bords de la Gironde, au lieu dit « la Grange petite », commune de Saint-Thomas-de-Conac (17). Il paraît avoir séjourné dans l’eau pendant un mois, mais il a été impossible de l’identifier ; la figure et la tête portant des traces de brûlures, il est à présumer qu’on se trouve en présence du corps de l’un des malheureux marins, qui ont trouvé la mort dans l’explosion d’un navire, chargé de pétrole, qui a sombré dernièrement entre Blaye et Pauillac.

2 janvier 1910 Le Petit Journal



LE DRAME DE LA FOLIE DE GRADIGNAN

(dépêche de notre correspondant)

Bordeaux, 1er janvier.
Je viens de faire sur place une enquête très complète sur l’épouvantable drame de la folie qui s’est déroulé dans la jolie petite commune de Gradignan, située près de Bordeaux, au hameau du Moulineau.
Voici exactement comment se sont passées ces scènes successives d’horreur.
Dans le hameau, vivait une famille très honorable entourée de l’estime publique, composée d’un vieillard robuste, de M. Pierre LE LAITIER, âgé de 40 ans, de la femme de celui-ci, Marie, âgée de 33 ans, et de leur petite fille Marie-Yvonne, née le 14 février 1901.
Le bonheur le plus complet régnait dans le ménage ; seule la mère souffrait depuis plusieurs années de migraines périodiques. Or, jeudi soir, vers six heures, ce bonheur s’écroulait sans qu’on puisse l’expliquer autrement que par la folie.
Marie dit à sa fillette : « Tiens, bois, voilà un fortifiant ! » Et elle lui tendait un bol rempli d’un liquide corrosif ; Marie-Yvonne goûta, mais repoussa bien vite le breuvage en disant : « Maman, qu’est-ce que tu viens de me donner ; ça me brûle, ça me brûle ! »
Elle se tordait, en proie à d’affreuses souffrances et pouvant à peine parler ; elle appela cependant son grand-père : « Va, bon-papa, dit-elle, cours chez le médecin ; j’ai mal, ça me brûle ! »
Le vieillard demanda à sa fille : « Qu’as-tu fait prendre à l’enfant ? » -« Un fortifiant, répondit Marie ». Sans perdre une minute, le grand-père se rendit chez le docteur Charles LESTAGE, qui, malade, envoya son fils, Emile, également docteur, mais le vieillard arriva le premier à la maison : il constata avec surprise, que la porte de la chambre où il avait laissé la malade était fermée à clé. Il frappa et sa fille répondit par des gémissements ; elle se décida enfin à ouvrir la porte. Quand il eut allumé une bougie, le vieillard recula d’horreur ; Marie perdait le sang par la gorge et les poignets ; Marie-Yvonne était couchée sur le plancher, au milieu d’une mare de sang ; il appela une voisine, mais il était trop tard pour secourir utilement les deux victimes de ce drame : l’enfant était morte, la mère agonisait.
La mère, pendant l’absence du grand-père, avait déshabillé sa fillette, l’avait couchée sur le lit et essayé de l’étrangler avec un foulard roulé en corde, puis lui avait ouvert les veines avec un rasoir.
Lorsqu’elle avait entendu frapper à la porte, elle s’était tranché, avec le même rasoir, les veines du poignet et de la gorge.
Dès son arrivée, le docteur Emile LESTAGE constata le décès de Marie-Yvonne, puis se tournant vers la maman assise dans un fauteuil et qui murmurait : « Pardon, père, pardon ! » il lui dit de se lever : on l’aida. Alors, saisissant le bras du docteur qu’elle regardait fixement, elle fit deux pas vers la table de la chambre, prit une cafetière contenant un peu de liquide et le lança au visage de M. LESTAGE. C’était du vitriol, ce qu’elle avait d’ailleurs fait absorber à son enfant.
Le malheureux médecin fut brûlé aux joues et au front, mais les yeux ne furent pas atteints.
Le docteur Charles LESTAGE vint remplacer son fils, fit coucher la femme qui agonisait et qui mourut à dix heures, après d’horribles souffrances, tentant même de se fracasser la tête contre le mur.
C’est à ce moment qu’on s’aperçut que la morte avait caché sous le traversin un marteau, une corde et un clou qui permettent de supposer que, dans sa folie, elle avait prémédité d’étrangler ou de pendre son mari pendant son sommeil.
Ajoutons que la folle était venue acheter à Bordeaux, vendredi dernier le vitriol et l’oxalate de potasse qu’elle avait préparé pour son enfant.
 
 

mercredi 13 janvier 2016

1er janvier 1910 Le Petit Journal



AFFREUX DRAME DE LA FOLIE



Dans la Gironde, une femme a tué sa fillette, a avalé du vitriol, et en a jeté un bol sur le médecin qui venait la soigner.
(dépêche de notre correspondant)


Bordeaux, 31 décembre.

Dans un accès de fièvre chaude, Mme LE LAITIER, de Gradignan, a tué sa fillette âgée de 9 ans, en lui ouvrant les artères des mains avec un rasoir, après avoir d’abord essayer de l’étrangler et lui avoir fait avaler du poison.

La mère a ensuite avalé du vitriol et s’est également ouvert les artères des mains.

Alors qu’elle agonisait elle a encore eu la force de jeter un bol de vitriol à la tête du médecin qui était accouru. Elle est morte peu après.

Le médecin a été légèrement atteint.
On a trouvé sous le traversin du lit un marteau, une corde et un clou, et on suppose que la malheureuse folle avait prémédité d’étrangler son mari pendant son sommeil.

-----------------------------------------------------------------------------------------


CONVOI DE FORÇATS



La Rochelle, 31 décembre.
La Gendarmerie a conduit à Saint-Martin-de-Ré, les neuf forçats suivants : FRANCESCHINI et REYNAUD, évadés de la Guyane ; NOFFI, condamné à perpétuité pour assassinat ; BIEHLER, CAPPRONI et MATTIO, condamnés à 15 ans chacun, pour meurtre ; PICCO, condamné à 6 ans, pour meurtre ; AMMIRATI, condamné à 20 ans et BALESTRA, condamné à 6 ans pour vol.

mercredi 30 décembre 2015

7 janvier 1927 La Réforme des Charentes


3 janvier 1927 Le Petit Journal

 

Bordeaux, 2 janvier - On annonce la mort, à Royan (17), dans sa 83è année, de M. Eugène DRONNAUD, navigateur renommé et pilote habile, qui fut longtemps syndic des gens de mer.

M. DRONNAUD, qui représentait au Conseil municipal, la population maritime, était le dernier survivant des sept Royannais qui, s'étant embarqués à bord de la "Mégère", prirent part à l'expédition du Mexique. Il était chevalier de la Légion d'Honneur (LH/805/48).

2 janvier 1927 Le Petit Journal

 
 
Le Feu à l'hôtel de ville de Jarnac (16)

Bordeaux, 1er janvier - Ce matin, un incendie s'est déclaré dans la salle des mariages, à l'hôtel de ville de Jarnac. l'alerte donnée, on s'empressa de mettre en lieu sûr les archives qui se trouvaient au secrétariat et les pompiers s'efforcèrent de localiser le sinistre. Après deux heures et demie d'efforts,ils étaient maîtres du feu.

(voir aussi l'article sur La Réforme des Charentes du 07.01.1927)

jeudi 5 novembre 2015

7 février 1900 Le Petit Journal

 
 
ANGOULÊME  6 février -
Un loup pris par une chèvre, voilà qui n'est pas banal, même après les victoires
réitérées du taureau sur le lion, l'ours et la panthère.
Ces jours derniers, la veuve SIGALARD, du village de Chez-Talbot, commune de
Saint-Claud, cueillait de la salade dans un champ tandis que sa chèvre, une fort
belle bête, broutait à quelque distance le long du bois.
Survint un loup affamé qui bondit soudain sur la chèvre, mais par un hasard invraisemblable celle-ci releva si brusquement la tête que celle du loup resta prise entre ses cornes; chacun tirait de son côté et la chèvre bêlait éperdument
ce qui attira l'attention de la veuve SIGALARD.
Si grand fut l'émoi de celle-ci qu'elle ne put appeler au secours. Fort heureusement vint un voisin qui travaillait non loin et qui saisit courageusement
le loup par le train de derrière, tandis que, ragaillardie, la veuve SIGALARD plongeait à plusieurs reprises son couteau dans le flanc du carnassier qui ne
tardait pas à faire entendre un râle d'agonie.
Depuis ce temps, la chèvre semble agitée de la danse de Saint-Guy, mais la
veuve SIGALARD s'en console : elle a touché la prime de 100 francs réservée à
ceux qui ont capturé un fauve.



4 février 1900 Le Petit Journal

 

Bordeaux, 8 février - Dans l'après-midi d'aujourd'hui, un adroit pickpocket, qui s'était introduit dans le hall de la succursale de la Banque de France, rue Esprit-des-Lois, s'est emparé adroitement de la sacoche d'un garçon de recettes nommé SERRE, qui avait dû s'absenter quelques instants de son poste.
Le coup fait, le voleur a pris la fuite, emportant la précieuse sacoche qui ne
contenait pas moins de 160000 francs.
La sûreté a été mobilisée pour retrouver l'adroit filou.

3 février 1900 Le Petit Journal

 

CONFOLENS - Une centenaire, Mme veuve SUDRE, dont les enfants et les
petits-enfants célébraient l'anniversaire, il y a une quinzaine de jours, vient de
s'éteindre subitement à Confolens.

Confirmation est donnée par l'acte d'état-civil (acte n°10 p.178 registre 3 E 112/22) :

 
L'an mil neuf cent, le trente janvier à trois heures du soir - Acte de décès de
Marie d'ABZAC, âgée de cent ans, née à Confolens, sans profession, décédée
en son domicile à Confolens (Saint Barthélemy) aujourd'hui à onze heures du
matin, fille de François d'ABZAC et de Françoise RIVAUD, époux, décédés tous
les deux, veuve de Pierre SUDRE...Sur la déclaration de François DEFAUT âgé
de soixante quinze ans, sans profession, neveu de la décédée...
 
Bon, mais est-ce bien une centenaire ?...Et bien, oui !
Sa naissance est confirmée par l'acte de naissance du 24 nivôse An 8 (soit le 14.01.1800) à Confolens (acte n°22 p.175 registre 3 E 112/7) :
 

D'aujourd'hui vingt quatre nivose l'an huit de la République Française une et
indivisible à midy par devant moi Jean POUGEARD du LIMBERT agent municipal
de la commune de Confolens est comparu en la salle de la maison commune le
citoyen François d'ABZAC tailleur d'habits...m'a déclaré que Françoise RIVAUD
son épouse en légitime mariage est accouchée ce matin environ les dix heures
d'un enfant femelle auquel on a donné le prénom de Marie...
 
 


28 janvier 1900 Le Petit Journal

 

BORDEAUX - On annonce la mort, à l'âge de soixante-cinq ans, au château de
La Brède, de M. Charles de SECONDAT, baron de MONTESQUIEU.
M. Charles de MONTESQUIEU était l'arrière-petit-fils de MONTESQUIEU, l'auteur
de l'Esprit des lois et des Lettres persanes.

Nous trouvons bien la confirmation du décès dans les tables décennales de la
commune de La Brède; malheureusement, le registre n'est pas en ligne.



Décès de Jean Baptiste de MENOU de SECONDAT le 25.01.1900.

22 janvier 1900 Le Petit Journal

 


NOUVELLES JUDICIAIRES

Le tribunal correctionnel de Bergerac vient de rendre un jugement intéressant le
monde des chauffeurs.
Un vélocipédiste, M. BERTIN, de Marmande, passant à une allure exagérée dans
notre ville sur un tricycle à pétrole, vit venir à sa rencontre un cheval attelé à une voiture. Quoique l'animal donnât des signes de frayeur, BERTIN ne s'arrêta
pas et ne ralentit pas son allure. Le cheval renversa la voiture et blessa trois
personnes qui s'y trouvaient.
BERTIN a été condamné à 50 francs d'amende.




 
 
LIBOURNE -Nomades voleurs d'enfants
 
Le 6 janvier dernier, le jeune Louis SOUTROUGE, âgé de treize ans, domestique
à La Tresne, était envoyé, vers six heures du soir, chez un boulanger pour y prendre du pain.
Les maîtres de l'enfant attendirent vainement son retour.
Le 15 janvier, à Libourne, le jeune SOUTROUGE se présentait au commissaire de police et lui déclarait qu'il venait d'échapper à des nomades qui l'avaient enlevé sur la route de Bouliac et contraint, sur le parcours de cette commune à Libourne, à se livrer à la mendicité.
L'enfant donna un signalement de ces nomades et fut reconduit chez ses maîtres qui informèrent du fait les autorités locales.
Le parquet vient d'être saisi de cette affaire.
Le magistrat instructeur fait rechercher les nomades qui, paraît-il, se sont dirigés sur Paris.
 
 
 
 
 
 
 
 
 


18 janvier 1900 Le Petit Journal



BORDEAUX - D'importants détournements ont été commis au préjudice de la
trésorerie générale par l'un des employés du service de l'ingénieur en chef du
département, un nommé DELMAS, conducteur des ponts et chaussées. Cet
individu fabriquait de faux mandats de paiements sur lesquels il apposait la
signature parfaitement imitée de M. STROHL, ingénieur en chef, et dont il
s'appropriait le montant. On évalue à 80000 francs la somme détournée.
DELMAS est en fuite.

15 janvier 1900 Le Petit Journal

 

Ce matin vers huit heures, un drame sanglant s'est déroulé dans la commune de
Bassens, près de Bordeaux.
Un nommé SÉBILLE a tiré deux coups de revolver sur son voisin, M. SECOUSSE,
qui était entré sans permission sur sa propriété.
Une balle a atteint M. SECOUSSE dans le région du cou, l'autre s'est perdue. A ce moment, le beau-père de m. SECOUSSE arrivait au secours de son gendre,
mais SÉBILLE, furieux, se rue sur lui et le blessa d'un coup de couteau.
Les deux victimes ont été transportées à leur domicile dans un état assez alarmant. Le meurtrier a été arrêté par la gendarmerie de Carbon-Blanc.

mercredi 4 novembre 2015

4 janvier 1900 Le Petit Journal



Un marchand de vins de la Gironde, M. BÉNARDOT, âgé de trente-huit ans, qui
venait d'arriver ) Paris, a été écrasé boulevard de l'Hôpital, près de la gare
d'Orléans, par un lourd camion chargé de bois.
M. BÉNARDOT est mort pendant qu'on le transportait à l'hôpital.

9 janvier 1900 Le Petit Journal



Le parquet de Bordeaux vient d'envoyer au parquet de Paris une commission rogatoire relativement à un petit incident qui de produisit au cours du dernier voyage de Sarah BERNHARDT à Bordeaux.
Un contrôleur exigea que la grande actrice, qui voyage toujours avec son chien,
se séparât de lui; Sarah refusa et un commissaire de police requis dressa procès-verbal d'où l'envoi à Paris de cette commission rogatoire qui devra établir "l'état-civil de la nommée Sarah BERNHARDT" et ouvrir une enquête sur
sa moralité et ses moyens d'existence (sic).





ANGOULÊME - Un homme d'équipe de la gare de Saint-Michel, nommé Pierre
BARRY, a eu cet après-midi les deux jambes coupées par un train. C'est en
voulant refermer une portière ouverte par un voyageur qui était monté à
contrevoie au moment où le train se mettait en marche, que BARRY a glissé
sous les roues. Transporté à l'hôpital d'Angoulême il est dans un tel état de
faiblesse que les médecins n'ont pas osé pratiquer l'amputation.