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dimanche 22 juillet 2018

Bon ou mauvais docteur ?

Durant toutes mes recherches, c’est la première fois que je rencontre le dépôt et l’archivage des certificats médicaux qui on été établis à la suite de décès…

SAINT-ETIENNE-de-LISSE (33) Décès de 1932 4 E 23232/13 ; 5MI 816




Docteur PRIGENT de Castillon sur Dordogne

Constat de décès


Je soussigné, déclare avoir donné mes soins au nommé CABANAT Jean domicilié à Peyrout, commune de St Etienne de Lisse, et avoir constaté son décès survenu par une cause naturelle le quinze août 1932 à onze heures .
Castillon le 15 août 1932

C'est le genre de bonne surprise que le généalogiste peut rencontrer dans les recherches car il n'est pas du tout stipulé sur les actes de décès la cause de celui-ci.

mardi 29 mars 2016

Un décès pas si banal que ça...

Tout commence à la lecture de l'acte de décès de Pierre GENDRAUD à Saint Sulpice de Faleyrens (33) :



Saint Sulpice de Faleyrens (33)
Registre BMS 1740 / 1759 E DEPOT 3638 ; GG 5 page 140
 
L’an mil sept cent cinquante quatre et le trois septembre dans la maison de la veuve CAMUS au lieu du Bourg est décédé âgé d’environ trente six ans après avoir reçu les sacrements nécessaires à salut Pierre GENDRAUD époux d’Elisabeth CUNAL et cavalier de la maréchaussée de Guyenne à la résidence de Coutras, des blessures qu’il avait reçu dans les prairies de la Pique le premier de ce mois par des inconnus, et a été enseveli le lendemain dans le cimetière de cette église par ordre de monsieur de LAMOTHE lieutenant de la maréchaussée de Guyenne en présence des soussignés tous sous brigadiers ou cavaliers de ladite maréchaussée qui ont signés avec moy.

Mais que s'est-il donc passé à La Pique ce jour-là ?



La Réponse se trouve dans les Archives de la Gironde - Répertoire numérique détaillé de la sous-série 11B maréchaussée de Guyenne et contrôle des officiers de la maréchaussée (XVIIIè siècle) :

1754-1755. Contre les habitants de Saint-Sulpice-de-Faleyrens accusés du meurtre de Pierre GENDREAU, cavalier de la brigade de maréchaussée de Coutras, lors d'une émeute où furent mêlés de 4 à 500 personnes le 1er septembre 1754. A l'origine de la rixe, le fait que la brigade a forcé quelques habitants à assister aux vêpres alors qu'ils participaient aux jeux de la fête du village.
Un arrêt du Conseil du 25 octobre 1755 a commis l'intendant TOURNY au jugement de cette affaire.

Je n'ai pas le mot de la fin de cette histoire, mais un homme a laissé sa vie car d'autres préféraient les jeux à la messe...

vendredi 22 janvier 2016

Un petit clin d’œil

Grâce à l’excellent site de Gallica, j’adore me plonger dans les anciennes revues mais surtout dans les journaux.
Je peux y passer des heures en oubliant tout ce qui m’entoure.
Mon bonheur est à son comble quand je tombe sur un article qui relate un fait divers ou un évènement étonnant de ma région.

Ainsi, ce matin, je trouve cet article dans le journal « L’Avenir illustré » qui est le supplément hebdomadaire du journal « L’Avenir de la Dordogne » : on y parle du décès d’une centenaire, Mme Vve REYNOU. (Non, je ne fais pas une fixation sur les centenaires, mais j’ai tendance à les collectionner). Donc, voici l’article du 14 décembre 1899 :



BERGERAC
« Voici un beau cas de longévité à Monbazillac.
Mme Vve REYNOU a vécu dans cette heureuse commune jusqu’à l’âge de cent ans et onze jours, conservant jusqu’au dernier moment la plénitude de ses facultés. »

Bon, bien sûr je vais vérifier aussitôt cette affirmation dans les registres de décès de Monbazillac pour l’année 1899. Et oui, j’y trouve bien le décès en date du 6 décembre, de Marie XANS propriétaire de Lalande, veuve de Mathieu RENOU. On notera l’erreur commune sur le patronyme de l’époux.
Mais, voilà, cette dame décède non pas à 100 ans mais à l’âge –vénérable tout de même, de 96 ans !



Vous voulez en être sûr ? Et bien, allons chercher son acte de naissance : elle serait donc née vers 1803 dans cette même commune de Monbazillac et fille d’Etienne et Marie DUMERGUE…
Et le 2 floréal An 2 (soit le 22 avril 1802), il y a bien la naissance de Marie XANS fille d’Etienne et Marie PRADOUMERGUE :



Pour finir la vérification que c’est bien la même personne, cherchons son mariage avec Mathieu RENOU : il est en date du 8 septembre 1824.


Aïe ! problème : si on se fie à l’âge (18 ans)donné à son mariage, Marie serait plutôt née vers 1806. Or, il y a bien une naissance de Marie XANS le 26 octobre 1806 fille des mêmes parents…
 
 
 
Alors, d’après vous laquelle est la bonne Marie ?…

Bon, tout ça pour vous montrer à quel point un simple article de journal du siècle passé me pousse à plonger dans les archives…juste comme ça, pour m’amuser.

 
(si vous pensez avoir la solution pour identifier Marie, laissez un petit message)
 





 
 
 
 

samedi 19 décembre 2015

Formalité nécessaire


Durant toutes mes recherches, c’est la première fois que je rencontre le dépôt et l’archivage des certificats médicaux qui on été établis à la suite de décès…

 
SAINT-ETIENNE-de-LISSE (33) Décès de 1932 4 E 23232/13 ; 5MI 816






Docteur PRIGENT de Castillon sur Dordogne


Constat de décès


 

Je soussigné, déclare avoir donné mes soins au nommé CABANAT Jean domicilié à Peyrout, commune de St Etienne de Lisse, et avoir constaté son décès survenu par une cause naturelle le quinze août 1932 à onze heures .
Castillon le 15 août 1932

vendredi 18 décembre 2015

Débordement extraordinaire


1783 Crue de l’Isle



GUÎTRES Registre BMS 1773 / 1792 page 64 1 Mi EC 92-R2

 



 

L’an mil sept cent quatre vingt trois le septième de mars il y a eu à la suite des pluies excessives un débordement extraordinaire : la rivière de l’Isle a monté à environ quatre pieds au dessus de la crue la plus haute ; il y a eu dans le château de Belisle un pied et demi d’eau ce qui de mémoire d’homme n’était jamais arrivé.

 

RICHARD curé

Météo en Gironde en 1785


GUÎTRES Registre BMS 1773 / 1792 1 Mi EC 92-R2 page 84

 

 

 

Cette année 1785 a été remarquable par les circonstances suivantes, Depuis le premier de janvier jusqu’au treize mars il n’était pas tombé une goutte de pluie, mais ce jour dimanche de la Passion il tomba une quantité de pluie étonnante qui étant poussée par un vent du nord impétueux ou plutôt par un ouragan qui dura depuis sept heures du matin jusqu’à midi se glaçait à mesure qu’elle tombait et forma sur les branches des arbres des cristaux d’un pouce d’épaisseur qui le lendemain brillaient au soleil comme des diamants et poussés les uns contre les autres et faisaient le bruit que fait la casse sur les arbres. La pesanteur ébrancha plusieurs arbres. Le fruit à noyau quoiqu’en fleur le conserva et l’année a été assez abondante en vin, en blé et en fourage.

 
RICHARD curé

Météo de 1785 en Gironde


LAPOUYADE (33) Registre BMS 1751 / 1785 page 34

 

 

 

L’an mil sept cent quatre vingt cinq le treize mars la terre les arbres les maisons ont été couvertes de glace la glace qui tombait en forme de grosses gouttes se collait aux branches au tronc des arbres depuis la racine jusqu’à la cime sur les habits des voyageurs qui devenaient durs comme des planches tout ce jour là le ciel fut couvert et le lendemain et le surlendemain un soleil brillant formait le plus beau spectacle de la nature il semblait que les arbres les maisons et toute la campagne était couverte de diamants.

 
BELLIN curé de Lapouyade

vendredi 11 décembre 2015

Bénédiction du moulin


POMPIGNAC  BMS 1793 / An X  page 39
 

 

L’an 1787 le trois septembre j’ai fait la bénédiction d’un moulin à vent neuf

bâti par le Sr FAYET dans une pièce de terre à lui appartenante au lieu du

Queyron, laquelle pièce située dans la paroisse de Pompignac fait les limites

des paroisses de Pompignac et Montussan, on a donné au dit moulin le nom

du moulin du Queyron. La dite bénédiction a été faite par moi en présence

dudit Sr FAYET propriétaire dudit moulin, du Sr Mathurin LOUBERES curé

de la paroisse de Montussan et de Sr Jean SABES curé de la paroisse de Bechac.

 
Signé LOIZEAU curé de Pompignac

vendredi 20 novembre 2015

5 000 messes pour le repos de mon âme...








PUJOLS (33) – BMS 1740 / 1792 p.300 -
E DEPOT 8140 ; GG 3 



Du testament de Jean Baptiste TAUPIER Curé de la paroisse de Notre Dame de Doulezon, date du quatrième juin 1773, dont l’acte de clôture du même jour et lequel testament a été retenu par AMANIEU notaire à Ste Radegonde juridiction de Gensac
A été extrait ce qui suit ______________________


Mon héritier sieur Jean Pierre TAUPIER ancien capitaine d’infanterie de la paroisse de Flaujagues de la susdite juridiction de Gensac ou son successeur me fera dire cinq mille messes pour le repos de mon âme par messieurs les curés de Doulezon, Flaujagues, Villemartin et Mouliets dans cinq ans à commencer à la mort des messieurs ROBERT mes cousins habitants de Mérignas et dernier décédé qui feront pour chacun mille deux cent cinquante messes seront payées à la fin de chaque après qu’elles seront dites par le sieur Jean Pierre TAUPIER ou ses successeurs.
De plus il sera donné à perpétuité après le décès desdits sieurs ROBERT la somme de huit livres dont la moitié pour les pauvres et l’autre moitié pour dire des messes pour le repos de mon âme au curé de Mouliets et de Doulezon.
Donne de plus ledit testament soudain sa mort la somme de cent livres aux pauvres de Doulezon et pareille somme aux pauvres de Mouliets qui seront comptées en présence desdits sieurs curés de Doulezon et Mouliets.

On peut ajouter foi à cet extrait. En foi de quoi je l’ai écrit et signé
                            Signé LESTRADE curé de Pujols Ste Florence et Mouliets
Pujols ce 16 juillet 1776




Inventaire de registres en 1792

PUJOLS  (33)– BMS 1740 1792 - E DEPOT 8140 ; GG 3 page 505



Aujourd’hui vingt deux décembre mil sept cent quatre vingt douze l’An 1er de la République nous Jean EXPERT maire du canton de Pujols nous sommes transporté en compagnie de Jean CHEVRIERE notre secrétaire greffier à la maison curiale de Pujols pour faire Etat et inventaire des Registres de baptêmes, mariages et décès en conformité de la loi du 20è 7bre dernier –où étant, ce en présence du citoyen LESTRADE Curé – y avons procédé comme suit :
1 premièrement un registre commençant par l’extrait de baptême de Marguerite MEYNARD du 21 fev. 1627 signé BENESIT vicaire Et finissant par l’extrait de baptême de Jean GUILLEMIN en date du 13 Jv 1641 signé GRAND vicaire contenant soixante treize feuillets
2 Plus un registre commençant par l’extrait de bapt de Jean MOMBEROL du 15 Xbre 1641 Et finissant par l’extrait de baptême d’Izabeau MIRABEN en date du 7 8bre 1646 signé au commencement PUCH vicaire et à la fin VILLEFUMADE…
 
Suit l’énumération de 49 registres au total –dont je vous fais grâce.
 
Une chance pour connaître les registres existants en 1792…mais peut-être disparus de nos jours.

 

mardi 17 novembre 2015

Grand ouvrier en 1754


ST CHRISTOPHE DES BARDES (33) – BMS 1738-1754 page 39 – E DEPOT 3390 ; GG 5
 
 
 
 

Réception de Pierre NAUDIN

 
Ce jourd’hui dixième jour de mars mil sept cent cinquante quatre Pierre NAUDIN habitant du présent bourg de St Christophe des Bardes a été reçu grand ouvrier de l’Église paroissiale de St Christophe des Bardes et ce pour un an, de son propre consentement, et de celui des principaux de la paroisse, assemblés dans la maison curiale : savoir de Messire Jean de GOMBAUD et Messire Pierre Claude de GOMBAUD son fils, maintenant dans la paroisse, et habitants de la ville de Libourne ; de Jean OLIVET, de Jean CASIMAJOU, de Bernard CROUSET, de Guilhem PERRIN, de Pierre BERTIN, de Legi COURADE, de Léonard VILLEMON, de Jean CAILLI et de Michel BERNARD, les tous habitants de la paroisse de St Christophe des Bardes, et de moi curé de ladite paroisse qui ai signé avec messires Jean et Pierre de GOMBAUD, Jean OLIVET et Jean CASIMAJOU. Les autres ont déclaré ne savoir signer.
 
Signé : de GOMBAULT père, de GOMBAULT fils, J.OLIVET, J.CAZIMAJOU, BALESTARD curé, Pierre NODIN acceptant la charge du grand ouvrier
 
Je vous recommande -pour compléter sur la fabrique paroissiale-
la lecture d'un article paru dans la Revue de l'Histoire de l'Eglise de France.
 
 

lundi 16 novembre 2015

Dix sept ans plus tard...

Le pauvre généalogiste chercherait en vain un acte de baptême pour Jean VIGNON, mais monsieur le curé veille...et nous en explique la raison :

DONZAC (33) - BMS 1779 / 1792 page 20 - E DEPOT 1808 ; GG 5

 
 

Verbal du baptême de Jean VIGNON de Semens (33) administré le 14.11.1769

 
L’an mil sept cent quatre vingt six et le quinze mars a comparu Léonard VIGNON habitant de la paroisse de Semens, lequel nous a dit que sa femme nommée Jeanne GILET s’était accouchée le mois de novembre mil sept cent soixante neuf d’un garçon, qu’à l’absence de Mr le Vicaire desservant ladite paroisse, cet enfant leur fils légitime fut porté sur celle de Donzac, où il fut baptisé en mon absence, par feu Mr THEODOLIN, pour lors ancien curé mon résignant, que celui-ci lui délivra un certificat de baptême signé de sa main, pour le remettre audit vicaire desservant pour l’enregistrer, que ledit certificat fut remis dans son temps, qu’il s’est présenté dernièrement à Mr VIEULOUP curé de ladite paroisse, pour lui en demander un extrait, qu’il n’a pas trouvé ledit acte de baptême couché sur ses registres ; et ayant nous-mêmes à sa prière, fait une semblable recherche sur les registres de notre paroisse, mais inutilement. Les choses dans cet état, ledit VIGNON a interpellé le témoignage de Catherine BARBERES habitante de St Germain de Graoux faisant office de sage-femme, et qui assista ladite Jeanne GILET dans ses dites couches, et qui fut présente à la cérémonie dudit baptême, celui de Jean LAMBROUIN vigneron aussi présent à ladite cérémonie, celui de Pierre GILET oncle maternel du baptisé et de Jeanne LEYDET sa tante maternelle par alliance, les tous habitants de cette paroisse, qui nous ont attesté que réellement l’enfant susdit était né le treize novembre de l’année mille sept cent soixante neuf et qu’il fut baptisé le lendemain quatorze par feu Mr THEODOLIN, et qu’on lui donna le nom de Jean, qu’il eut pour parrain feu Jean GILET son grand-père maternel, et pour marraine Jeanne BOUCHARDEAU sa grand-mère paternelle qui en raison de son âge, n’a pu se transporter devant nous. Dont nous avons dressé verbal en présence de Jean DEBAT et Jean MASSIEU habitants de cette paroisse signés avec nous, lesdits comparants ayant déclaré ne savoir.
 
Signé Jn DEBAT  Jean MASSIEU et MARTIN curé de Donzac
 
 
 
 
 



Un acte mais pas d'état-civil...

Dans les registres BMS tenus par messieurs les curés, on trouve quelquefois des annotations diverses : sur la météo, un décès particulier ou tout autre commentaire qui nous entr'ouve la porte de l'époque où cela a été noté...



DONZAC (33) - BMS 1753 / 1779 page 50 - E DEPOT 1807 ; GG 4

 
Mémoire concernant l’obit de Mr THEVENARD
 

Mr THEVENARD curé de Donzac, par son testament du vingt sept septembre mil sept cent vingt sept, retenu par Me PENNICAUT notaire de Mourens, dont les papiers sont entre les mains de Mr LAPORTERIE notaire de St Pierre de Bat, a fondé à perpétuité et à jamais, une rente de quinze livres en faveur de ses successeurs et pour en dire des messes pour lui. Pour se décharger de cette fondation, Mr THEVENARD son héritier et son neveu, par acte du vingt huit août mil sept cent cinquante trois, retenu par Me RATEAU notaire à Arbis, céda une pièce de terre, située sur la paroisse de Donzac, au lieu appelé La Massouné, au nommé Pierre CARCAUT, dit d’ANDRIEU, demeurant au village de Jordi, paroisse d’Omet, à la charge par lui d’acquitter annuellement ladite rente de quinze livres, et sur les difficultés et le refus qu’on lui fit de l’investiture de ladite pièce de terre, la susdite cession fut canellée le vingt quatre septembre mil sept cent cinquante cinq par acte retenu par Me RATEAU portant vente de la susdite pièce de terre au lieu appelé à La Massoune qui est actuellement en jocalles, de la contenance d’environ six journaux, sous la rente constituée de quinze livres payables chaque année le jour de St Michel. Ladite vente a été faite en faveur dudit Pierre CARCAUT qui l’a payée à Mr mon prédécesseur et mon bienfaiteur, Jean CARCAUT son fils et son héritier, en est actuellement chargé.

 
       Signé MARTIN curé de Donzac

Les deux termes notés en rouge de ma part sont signe de mon ignorance de certains termes peut-être du vocabulaire notarial ?
Si vous avez une idée, n'hésitez pas à m'écrire un petit mot.Merci