jeudi 10 septembre 2015

Philippe MERCIER dit André

Philippe MERCIER est né le 29 octobre 1908 au lieu-dit Boussicaud à Saint Ciers d'Abzac (33).
Il est le fils de Joseph MERCIER cultivateur et de Marie Marguerite DAVIAUD dite Eva.
A sa naissance, son père a 23 ans et sa mère 19 ans.
Philippe est le premier de leurs 7 enfants et l'aîné des garçons.
Ensuite viendront :
- en 1910 les jumeaux René et Marcel : Philippe a 2 ans.
- en 1912 son frère Gaston : Philippe a 4 ans.

* Le 2 août 1914, c'est le début de la Première Guerre Mondiale : Philippe a 6 ans.
- en 1915, naissance de son frère Pierre (dit Clotaire) : Philippe a 7 ans.
Son père Joseph est mobilisé le 22 mai 1917 et sera soldat au 57è Régiment d'Infanterie, puis au 335è; il sera démobilisé le 10 mars 1919.
- en septembre 1919 naît la seule fille du couple, sa sœur Jeanne Madeleine : Philippe a 11 ans.
et enfin,
- en 1921 arrive son frère Roger Moïse : Philippe a 13 ans.

A ses 20 ans, Philippe est recensé pour l'armée. Inscrit sous le n°55 de la liste du canton de Guîtres, il aura le matricule n°1018 de la classe 1928.
Il a de la chance : la loi du 31 mars 1928 réduit la durée du service à 12 mois (au lieu des 18 mois précédemment).

Sa fiche matricule militaire nous le décrit : 1 m 61, cheveux et yeux : châtain foncé, front moyen, nez rectiligne, et cicatrice de coupure sous le menton.

Son degré d'instruction est : 3 donc une instruction primaire.
Son parcours militaire est décrit comme suit :
Armée active : il est affecté au 3è Régiment d'Infanterie Coloniale (matricule au corps n°7553).
Le 10 mai 1929, Philippe arrive au corps, il a 21 ans. Il est soldat 2è classe le 14 mai 1929. Renvoyé dans ses foyers le 29 mars 1930, il se retire à Bonzac (33).
Un certificat de bonne conduite lui est accordé. Il passe dans la disponibilité le 15 avril 1930.

Libéré de ses obligations militaires, Philippe épouse le 30 août 1930 Germaine MAZIÈRE à la Mairie de Saint Denis de Pile (33) : elle a 17 ans et vient d'une commune voisine Guîtres (33).
En septembre suivant, leur fils Serge vient au monde dans leur maison située au bourg de St Denis de Pile : le jeune couple est ravi.
En 1931 sa grand-mère paternelle Marie BOISSEAU décède à l'âge de 76 ans dans sa maison de Lavagnac à Sainte Terre (33).Son grand-père Jean MERCIER, survivant, vient s'installer auprès de son fils Joseph à Bonzac, où il décèdera à son tour à 76 ans en 1933 : Philippe a 25 ans.
En 1937, après avoir accompli une période d'exercice militaire obligatoire, Philippe assiste au mariage de sa sœur Jeanne Madeleine avec Henry Georges JAYLLE à la Mairie de Bonzac.

Arrive la sombre période avec l'entrée en guerre de la France le 9 septembre 1939. Philippe, 31 ans, est rappelé à l'activité militaire le 5 septembre : il est affecté au 7è Régiment d'Infanterie Coloniale, intégré en 1940 au 10è corps d'armée sur le front de la Somme. Il recevra une médaille commémorative de cet engagement au front.
Malheureusement, il est fait prisonnier à Brelles (60) en juin 1940 et sera interné à Péronnes au Frontstalag 204 jusqu'en décembre 1940.
Finalement, il sera démobilisé et rentrera auprès de son épouse en Gironde, mais la maison de St Denis est réquisitionnée pour loger l'occupant et Philippe préfèrera s'expatrier avec sa femme et son fils.

Depuis février 1939, il travaillait comme monteur sur métaux pour la Société des Constructions Métalliques de la Corrèze et retrouvant son poste à sa démobilisation, il installe sa famille dans la commune de Bondigous (31) près du chantier où il travaille à la reconstruction du pont d'Ondes (31).
C'est là que verra le jour sa fille Annie Danielle : Philippe a 35 ans. Durant cet exil, il fera partie du groupe de résistance FFI.

Le retour en Gironde s'effectuera entre 1943 et 1944 : son frère Gaston décède en 1943, sa sœur Jeanne Madeleine en 1946, Philippe vient s'installer à Bonzac au lieu-dit Pouton, près de son père; il sera cultivateur. C'est là que décède Germaine son épouse, le laissant avec les deux petits (11 ans et 2 ans) : Philippe a 36 ans.
Quatre ans plus tard, Philippe déclare en mairie le décès de son père Joseph âgé de 62 ans.
L'année 1952 verra le mariage de son fils Serge avec Yvonne BORDET.
Et c'est ce même fils qui viendra déclarer son décès en 1974 à l'âge de 65 ans.

(Cet article est susceptible d'être modifié ultérieurement).

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